Avec plus d'un million et demi d'unités écoulées au Japon en l'espace de quatre semaines, Super Smash Bros. Brawl est bien le raz de marée annoncé, laissant sur place une concurrence à l'agonie.
Attendu comme le messie par plusieurs centaines de milliers de joueurs à travers le monde, le jeu de baston made in Nintendo le plus célèbre de la planète, a fait l'effet d'une véritable bombe le 31 janvier dernier, jour de sa sortie sur l'archipel nippon. Malheureusement pour nous, le Vieux Continent sera une fois de plus laissé à l'abandon, un certain temps du moins, puisque le président de Nintendo of America - Reggie FilsAime - a déclaré, lors d'une interview réalisée par le site américain 1up.com : " Oui, mais eux n'auront pas Super Smash Bros. Brawl avant cet automne. " Si l'Europe a effectivement la chance d'accueillir, une fois n'est pas coutume, Wii Fit et Mario Kart avant les États-Unis, le marché américain sera en revanche prioritaire sur la sortie de Super Smash Bras. Brawl, touché visiblement par des problèmes de production et d'une certaine manière, victime de son propre succès. Une information que Nintendo France s'est empressé de démentir, en précisant que le jeu sortira bien chez nous après les USA, mais qu'il n'était pas pour autant question de l'automne prochain. Lorsqu'on se souvient que Smash Bras. était attendu à l'origine pour les fêtes de fin d'année 2007, on est en droit d'émettre quelques réserves quant à la crédibilité de ces derniers propos.

Jeu de baston déjanté et haut en couleur, Super Smash Bras. Brawl est aussi et surtout un cross-over d'exception, érigé à la gloire de l'éditeur. Le casting éloquent du précédent volet constitue une nouvelle fois l'un des points forts de cette cuvée 2008. Ainsi, aux nombreux personnages issus de l'univers Nintendo, tels les classiques Mario, Link, Samus, Kirby, Donkey Kong et autres Pokémon, viennent se greffer quelques invités de marque, à l'image de Sonic et Snake de Metal Gear Solid. Chacun des 36 personnages possède bien évidemment ses propres caractéristiques et une multitude d'attaques en tout genre. Car c'est effectivement sur le plan du gameplay que Super Smash Bros. Brawllaisse sans voix, tant le jeu fourmille de petits détails qui semblent avoir fait l'objet d'une attention quasi maniaque de la part des développeurs. À la fois facile à prendre en main et terriblement technique si l'on prend la peine de creuser, surtout à quatre joueurs, le soft reprend les excellentes bases de son prédécesseur en y ajoutant quelques nouveautés de choix. C'est notamment le cas des Final Flash, l'innovation majeure de Brawl et l'épée de Damoclès qui rythme chaque combat. Cette furie, pas vraiment comme les autres, est en effet capable d'éjecter l'adversaire du ring à tout moment, à condition qu'elle soit correctement placée. Un avantage décisif, donc, qui pimente les parties comme jamais, d'autant que la balle Smash, qui apparaît aléatoirement dans le décor, devient irrémédiablement l'objet d'une lutte sanglante et acharnée en plein match. Faisant dans la surenchère plus que jamais, Super Smash Bras. Brawl enterre littéralement son aîné avec un nombre assez incroyable de modes de jeu, de cinématiques, d'options en tout genre et de bonus à débloquer. D'ailleurs, la coopération est à l'honneur dans cet épisode, puisque la grande majorité des modes de jeu sont jouables à deux simultanément, y compris l'Émissaire Subspatial qui remplace l'ancien mode Aventure et qui alterne de façon originale baston et phases de plates-formes. Bref, avec sa réalisation irréprochable, son contenu monumental, son gameplay aux petits oignons et son mode de jeu en ligne, Brawl est d'ores et déjà un titre culte, qu'on se le dise.