Nights: Journey of Dreams / jeux vidéo pour wii
Par Mathias Math, dans Nintendo Wii -# 33 - Fil RSS
Sorti en 1996 sur la 32 bits de Sega, NiGHTS into Dreams est sans aucun doute l'un des jeux les plus emblématiques de sa génération. Outre l'originalité de son univers poétique, c'est pour son concept novateur que le titre de la Sonic, Team a connu un succès planétaire.
Il aura donc fallu attendre la Wii pour que Sega daigne redonner vie à l'une de ses mascottes les plus populaires, même si cette suite, qui reprend à la lettre le principe de son aîné, ressemble davantage à une upgrade du premier opus qu'autre chose. Véritable ovni vidéo ludique, NiGHTS fait partie de ces quelques productions excentriques difficilement classables. Si le système de récolte d'objets est directement emprunté aux jeux de plates-formes classiques, les déplacements dans les airs, pour leur part, offrent des sensations de jeu totalement inédites. L'une des originalités du soft réside dans cette étrange dualité mariant à la fois décors en 3D et déplacements en 2D. Pour cette renaissance, la Sonic Team a donc fait le choix de reprendre point par point le gameplay si caractéristique du premier épisode, en y ajoutant quelques nouveautés, dont la plus significative est très certainement la présence de masques de transformation. Ces derniers? une fois en votre possession, donnent à NiGHTS de nouvelles facultés, comme par exemple la possibilité de nager sous l'eau ou de résister au feu. Pas vraiment révolutionnaire, ce petit ajout contribue cependant à renforcer le côté exploration qui faisait défaut à la version Saturn. Reste que les habitués évolueront en terrain connu, puisqu'au final, et malgré les quelques tentatives d'innovation, le but du jeu reste inchangé. Il s'agit toujours de faire le tour du niveau en suivant une boucle prédéfinie, puis de terrasser le boss de fin d'un coup d'un seul, sous peine de recommencer au début. On retrouve ainsi tous les éléments de gameplay du premier opus, à savoir les fameux paraloops, ces loopings qui permettent d'aspirer plus facilement ennemis et sphères bleues (Blue Chips), ou bien encore les incontournables anneaux jaunes, nécessaires pour recharger la jauge de Dash Power et se déplacer plus vite. Côté jouabilité, et c'est là que la polémique fait rage, les spécificités de la Wii ne révolutionnent guère le concept de départ. Alors que tout laissait pourtant croire le contraire, les développeurs se sont finalement contentés de réutiliser les ficelles d'une formule qui a fait mouche en son temps, sans pousser plus loin. Si le pad GameCube ou la manette classique retranscrivent à l'identique le gameplay de l'époque, la Wiimote et son système de pointeur ne proposent qu'une maigre alternative à une jouabilité déjà bien rodée.
Côté réalisation, on retrouve là aussi tout l'esprit du premier volet et notamment, cette poésie singulière qui faisait tout le charme de la version Saturn. Aux décors féeriques et inspirés, se succèdent, des boss psychédéliques et une batterie d'ennemis au design parfois douteux. Carton rouge en revanche pour les abominables scènes cinématiques, esthétiques certes, mais vecteurs d'un scénario incohérent et véritablement cucu la praline. Bien que n'exploitant pas réellement les capacités techniques de la console, le jeu s'avère plutôt joli à regarder, avec quelques beaux effets de lumière et des contrastes de couleurs saisissants, exception faite des phases de jeu à pied, qui nous renvoient 10 ans en arrière.
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